« Je n’en peux plus de la galère en France. Je veux rentrer chez moi pour retrouver un peu de dignité »

« Je n’en peux plus de la galère en France. Je veux rentrer chez moi pour retrouver un peu de dignité »- Ces mots ont été prononcés par un gabonais arrivée en France en 2021 dans l’espoir d’une vie meilleure. Aujourd’hui Alphonse M. n’a qu’un projet : rentrer dans son Gabon natal question de retrouver un emploi digne et sortir de la précarité, retrouver sa famille.




Arrivé en France avec des rêves, des diplômes et de l’expérience, un Gabonais dit aujourd’hui son immense fatigue. Dans son pays, il travaillait dans le pétrole. Il avait une situation. Il avait une place. Mais en France, il dit avoir surtout découvert la précarité, la solitude et l’humiliation. Entre la galère du logement, les papiers et l’argent qui part sans rien construire, il ne cache plus son envie de rentrer au Gabon.

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Étranger en situation irrégulière, le rêve brisé d’Alphonse

« Au pays, je n’étais pas n’importe qui », raconte-t-il. « J’avais un parcours solide. J’avais des diplômes. J’avais travaillé dans le pétrole. Je pensais qu’en venant ici, j’allais pouvoir avancer encore. Je pensais trouver un cadre stable. Je pensais pouvoir construire autre chose. »

Mais la réalité l’a vite rattrapé. En France, il dit avoir enchaîné les difficultés. D’abord, il y a eu le logement. Trouver un toit est devenu un combat. Garder un toit aussi. Ensuite, il y a eu la dépendance. Celle de devoir compter sur des gens déjà installés, avec leurs papiers, leur travail et leur stabilité. Des personnes qui, selon lui, ont parfois profité de sa vulnérabilité.




La galère en France : manque de logement et d’argent

« Ce qui me choque le plus, c’est de voir des gens qui travaillent, qui ont leurs papiers, mais qui continuent de bouffer l’argent des autres », lâche-t-il. « Quand tu es en difficulté, certains ne t’aident pas. Ils te voient comme une opportunité. Ils prennent, encore et encore. Et toi, tu encaisses parce que tu n’as pas le choix. »

Au fil des mois, l’usure s’est installée. L’homme dit ne plus reconnaître la vie qu’il mène. Il parle d’un quotidien sans respiration. Il parle de fatigue mentale. Il parle aussi d’une blessure plus profonde : celle de perdre peu à peu sa dignité.




“Chez moi, je retrouverai au moins ma valeur”

Aujourd’hui, il ne rêve plus de rester. Il rêve de rentrer. « Je préfère revenir chez moi. Là-bas, je retrouverai au moins ma valeur. Je retrouverai ma dignité. Ici, j’ai trop souffert. »

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Son témoignage dit une réalité peu racontée. Celle de migrants qualifiés qui arrivent avec un bagage solide, mais qui se retrouvent piégés par la précarité, le mal-logement et des rapports de dépendance. Pour lui, le retour n’est plus un échec. C’est devenu une issue. Une façon de se relever. Une façon de recommencer, mais cette fois là où il se sent encore respecté. Si vous aussi avez des histoires à partager avec nous, veuillez nous écrire sur contact@sakola.fr .

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